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10/08/2017

Toulouse : une piste prometteuse dans la lutte contre le diabète

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Le rôle de l’apeline

Une équipe médicinale toulousaine, AdipOlab vient de démontrer l’efficacité d’une protéine spécifique dans la lutte contre le diabète : l’apeline. Manuel Hattinguais vous rappelle que cette protéine est synthétisée et sécrétée par les cellules du tissu adipeux et directement en lien avec la régulation du glucose dans l’organisme. L’apeline permettrait en outre de sensibiliser davantage les cellules à l’insuline, indispensable pour réguler le sucre dans le sang.

Des résultats concluants sur l’Homme et la souris

L’équipe toulousaine AdipOlab constituée de l’Institut des maladies métaboliques et cardiovasculaires, de l’Inserm et de l’Université Toulouse III Paul-Sabatier avait démontré l’efficacité d’injections d’apeline pour améliorer l’état d’une souris obèse diabétique au cours de travaux publiés en 2008 dans la revue Cell Metabolism.

9 ans plus tard, en 2017, les tests s’avèrent concluants chez l’Homme également à la suite d’essais cliniques menés au CHU de Toulouse dans le service de diabétologie du docteur Gourdy, indique Manuel Hattinguais. Un premier patient avait reçu, en 2014, des injections d’apeline. Par ailleurs, 16 autres patients en surpoids mais non atteints de diabète avaient quant à eux reçu de l’insuline et de l’apeline en injection à des doses différentes.

Ainsi, le groupe ayant reçu la plus faible dose d’apeline a mieux assimilé le glucose circulant dans le sang. Par ailleurs, les cellules des patients récepteurs d’une dose plus importante ont vu leur sensibilité accrue à l’insuline. Autre constat encourageant : aucun effet secondaire n’a jusqu’alors été détecté. L’apeline a en effet pour particularité d’utiliser la capacité du corps à brûler de l’énergie par le muscle et non pas d’utiliser de substrats énergétiques par le foie.

D’autres essais cliniques sont en cours auprès de neuf patients diabétiques avec des résultats attendus pour la fin de l’année. Une apeline de synthèse sera par ailleurs bientôt mise au point par les industriels pharmaceutiques.

03/08/2017

Un antidote pour lutter contre les overdoses

Le Nalscue vient d’obtenir son autorisation de mise sur le marché des médicamenteux en France. Ce traitement qui se présente sous la forme d’un spray nasal est conçu pour sortir les toxicomanes des états comateux survenus suite à une overdose. Le docteur Manuel Hattinguais rappelle toutefois que son effet antidote n’est que temporaire, et qu’il ne saurait remplacer une prise en charge par le SAMU puis l’hospitalisation.

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Comment agit le spray ?

Le Nalscue diffuse de manière rapide la Naloxone, une molécule se comportant comme antagoniste aux récepteurs de la morphine en se fixant sur les récepteurs opioïdes. Elle permet ainsi de stopper l’action de la morphine sur ses récepteurs.

Un médicament selon autorisations

Ce spray était déjà commercialisé sur le marché depuis Juillet 2016 mais était soumis à une autorisation temporaire d’utilisation, ou ATU. En effet, ce médicament n’était accessible qu’à travers les centres de soin d’accompagnement et de prévention en addictologie (CSAPA) disposant d’une pharmacie. Désormais, le Nalscue ne sera plus soumis à cette autorisation temporaire d’utilisation. Toutefois, indique Manuel Hattinguais, les patients concernés devront être porteurs d’une carte spéciale leur permettant l’accès au médicament antidote en urgence. Il sera commercialisé d’ici trois mois sur le territoire français.

Vers une baisse des décès liés aux overdoses ?

L’OEDT (Observatoire européen des drogues et des toxicomanies) annonçait dans son rapport annuel pour 2017, que le nombre de décès par overdose de drogue avait augmenté pour la troisième année consécutive. Ainsi, à titre indicatif, 349 personnes seraient décédées en 2013 des suites d’une surdose de drogue. Cependant, en un an, le dispositif médical a permet de sauver une dizaine de vies. Les professionnels de santé sont donc optimistes quant à l’évolution du nombre de vies sauvées à l’avenir.

10/04/2017

Le cœur

Au repos, le cœur bat environ 70 fois par minute, mais lors d’un exercice, le rythme cardiaque peut s’élever considérablement. Cette étonnante magique biologique propulse le sang dans tout le corps. Chaque cellule reçoit ainsi les éléments essentiels nécessaires à sa survie et peut se débarrasser des déchets qu’elle produit.

Lorsqu’on observe le cœur, on remarque une grosse masse charnue qui regroupe en fait les deux ventricules : le ventricule droit, ainsi que le ventricule gauche constituent les véritables pompes du cœur. L’extrémité de cette masse qui pointe vers le côté gauche du corps se nomme apex.

Au-dessus des ventricules, on peut voir l’oreillette droite et l’oreillette gauche. Les oreillettes reçoivent le sang provenant des organes. Plusieurs gros vaisseaux sont attachés au cœur. Tout d’abord, le tronc pulmonaire se divise en deux artères, l’artère pulmonaire droite et l’artère pulmonaire gauche qui se chargent d’amener le sang d’ici aux poumons.

Autre gros vaisseau : l’aorte. L’aorte présente une partie recourbée nommée « crosse de l’aorte ». Des ramifications partent de celle-ci pour conduire le sang aux organes supérieurs. L’aorte se prolonge à l’arrière du cœur pour se diriger vers le bas du corps et alimenter les organes inférieurs. L’aorte et le tronc pulmonaire conduisent le sang vers les organes.

Après son passage dans l’appareil respiratoire, le sang retourne au cœur en empruntant les veines pulmonaires qui débouchent dans l’oreillette gauche. Quant au sang provenant des autres organes, il revient au cœur par le bais des veines caves.

La veine cave supérieure draine les organes situés au-dessus du diaphragme tandis que la veine cave inférieure draine les organes situés sous le diaphragme.

Les deux veines caves se déversent dans l’oreillette droite. Le cœur possède également ses propres vaisseaux sanguins qui alimentent ses parois.

Sur la face antérieure, on aperçoit le rameau ventriculaire intérieur et les artères coronaires droite et gauche. Sur la face postérieure, le sinus coronaire recueille le sang provenant de la grande veine du cœur et de la veine moyenne du cœur. Tout comme les veines caves, le sinus coronaire déverse son contenu dans l’oreillette droite.