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06/10/2017

Le vaccin contre la grippe par le Dr Manuel Hattinguais.

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Le ministère de la santé a donné, ce mercredi, le top départ pour la campagne de la vaccination de la grippe saisonnière.

Qu’est-ce que la grippe et pourquoi se faire vacciner ?

La grippe est une maladie infectieuse et contagieuse, se traduisant très souvent par des symptômes associés notamment de la fièvre, des céphalées, de la toux, des myalgies etc. et variant selon chaque cas comme nous l’explique le Dr Manuel Hattinguais. Elle a causé environ 14 000 décès l’hiver dernier chez les personnes les plus fragiles, sa prévention repose donc sur une vaccination annuelle.

Qui doit se faire vacciner ?

Toutes les personnes qui souhaitent se protéger contre la grippe mais particulièrement celles dîtes « à risques » telles que les personnes âgées de 65 ans et plus, les femmes enceintes, les personnes obèses, ou les personnes atteintes de certaines maladies chroniques, nous a expliqué le Dr Manuel Hattinguais. Également, pour ces dernières, le vaccin sera remboursé dans sa totalité, c’est-à-dire à 100% du taux de la Sécurité Sociale. Les personnes ne rentrant pas dans ces critères auront un vaccin à un prix correct, aux alentours de 6€, pour « ne pas se gâcher l’hiver » comme l’indique l’Assurance Maladie dans sa campagne.

Quand se faire vacciner ?

D’après le Dr Manuel Hattinguais, il est nécessaire de se faire vacciner le plus rapidement possible, avant la circulation active des virus grippaux car après vaccination, votre corps a besoin de deux semaines pour former les anticorps nécessaires à vous défendre. Il vous suffit de prendre un rendez-vous avec votre médecin traitant et il vous administrera le vaccin.

Quels sont les éventuels effets secondaires ?

Il est très rare d’avoir des effets secondaires après un vaccin contre la grippe, nous apprend le Dr Manuel Hattinguais. Il peut y avoir quelques fois de la fièvre et/ou des douleurs les jours qui suivent mais cela est très rare et ne vous inquiétez pas si ces symptômes apparaissent, cela est tout à fait normal comme réaction. Votre corps réagit bien au vaccin et sera immunisé pour vous défendre tout l’hiver contre la grippe.

05/09/2017

Lombalgie: comment la prendre en charge et la prévenir ?

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Aussi connue sous le nom de lumbago, tour de rein ou mal de dos, la lombalgie concerne un jour ou l’autre bon nombre d’entre nous. Focus sur les différents types de lombalgies et sur les moyens de les prévenir. Comme le rappelle le docteur Manuel Hattinguais, plusieurs types de lombalgies existent : celles dites mécaniques et celles dites inflammatoires.

Qu’est ce qu’une lombalgie ? Explications par Manuel Hattinguais

La colonne vertébrale est constituée de 33 vertèbres. De haut en bas, on distingue les vertèbres cervicales, les vertèbres lombaires, les vertèbres sacrées et les vertèbres coccygiennes. La lombalgie est une douleur survenant au niveau des vertèbres lombaires, dans le bas du dos. Il s’agit d’un symptôme et non d’une maladie. Plusieurs types de lombalgie existent : les lombalgies dites mécaniques, généralement bénignes, et les lombalgies dites inflammatoires, liées à une pathologie sous-jacente.

Les lombalgies mécaniques

Appelées aussi lombalgies communes, elles sont généralement bénignes et se révèlent la plupart du temps au cours d’un faux mouvement, du port de charges ou d’un effort.

Les lombalgies mécaniques aiguës

Lorsque la douleur est de courte durée (de quelques jours à quelques semaines), on parle de lombalgie aiguë. Ce type de lombalgie, qui concerne le plus souvent les sujets jeunes ou d’âge moyen, est souvent dû à une souffrance au niveau du disque intervertébral (structure liée entre deux vertèbres permettant à la fois mobilité et amortissement des chocs) et s’accompagne d’un blocage de la colonne.

Quelle prise en charge ?

Des anti-inflammatoires et du repos sont alors préconisés pour soulager la douleur et éviter les mouvements la favorisant. Il peut également être conseillé d’utiliser une ceinture lombaire, disponible en pharmacie, pour maintenir le dos. Celle-ci peut également être utilisée en prévention, comme le préconise le docteur Manuel Hattinguais.

Les lombalgies mécaniques chroniques

Lorsque la douleur s’installe plus durablement, on parle de lombalgie chronique. Elle est souvent liée à de l’arthrose (altération du cartilage au niveau des articulations) et concerne donc plutôt les personnes de plus de 50 ans.

Quelle prise en charge ?

Pour ce type de lombalgie, il est important de maintenir au maximum la mobilité. L’exercice physique et des séances de rééducation chez le kinésithérapeute sont fortement recommandées. En plus de soulager, cette prise en charge réduit le risque de récidive. Comme pour les lombalgies aiguës, des anti-inflammatoires peuvent être pris pour réduire la douleur.

Les lombalgies inflammatoires

Plus rares, ces types de lombalgies ont une origine tumorale, infectieuse ou rhumatismale. Elles peuvent être dues à des maladies inflammatoires chroniques comme la spondylarthrite ankylosante, à un cancer, à une infection du disque intervertébral…Selon le cas, c’est le disque intervertébral ou l’os qui peut être abimé et entraîner la douleur. Les douleurs inflammatoires se manifestent généralement la nuit ou le matin.

Quelle prise en charge ?

Ce type de douleur doit amener à consulter un médecin (comme le docteur Manuel Hattinguais) rapidement. Pour traiter la douleur, il convient de traiter la cause.

Comment prévenir une lombalgie ?

Au quotidien, nous prenons souvent de mauvaises habitudes. En prenant soin de les corriger, le risque de lombalgie peut diminuer. Par exemple, si vous travaillez toute la journée devant un ordinateur, optez pour une meilleure posture : pieds à plat, dos collé au dossier, angle droit avec le coude…Et pour soulever une charge lourde tout en préservant votre dos, accroupissez-vous plutôt que de vous pencher en avant. Lutter contre la sédentarité est également essentiel pour prévenir les lombalgies. Du renforcement musculaire ciblant la ceinture abdominale et des étirements des muscles du dos et de l’arrière des jambes permettent une bonne tenue du dos. Le surpoids, un facteur de risque majeur d’arthrose et donc de lombalgie, est à éviter. Le stress a aussi un retentissement non négligeable sur la lombalgie comme l’affirme le docteur Manuel Hattinguais. Essayez de le réduire au quotidien.

10/08/2017

Toulouse : une piste prometteuse dans la lutte contre le diabète

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Le rôle de l’apeline

Une équipe médicinale toulousaine, AdipOlab vient de démontrer l’efficacité d’une protéine spécifique dans la lutte contre le diabète : l’apeline. Manuel Hattinguais vous rappelle que cette protéine est synthétisée et sécrétée par les cellules du tissu adipeux et directement en lien avec la régulation du glucose dans l’organisme. L’apeline permettrait en outre de sensibiliser davantage les cellules à l’insuline, indispensable pour réguler le sucre dans le sang.

Des résultats concluants sur l’Homme et la souris

L’équipe toulousaine AdipOlab constituée de l’Institut des maladies métaboliques et cardiovasculaires, de l’Inserm et de l’Université Toulouse III Paul-Sabatier avait démontré l’efficacité d’injections d’apeline pour améliorer l’état d’une souris obèse diabétique au cours de travaux publiés en 2008 dans la revue Cell Metabolism.

9 ans plus tard, en 2017, les tests s’avèrent concluants chez l’Homme également à la suite d’essais cliniques menés au CHU de Toulouse dans le service de diabétologie du docteur Gourdy, indique Manuel Hattinguais. Un premier patient avait reçu, en 2014, des injections d’apeline. Par ailleurs, 16 autres patients en surpoids mais non atteints de diabète avaient quant à eux reçu de l’insuline et de l’apeline en injection à des doses différentes.

Ainsi, le groupe ayant reçu la plus faible dose d’apeline a mieux assimilé le glucose circulant dans le sang. Par ailleurs, les cellules des patients récepteurs d’une dose plus importante ont vu leur sensibilité accrue à l’insuline. Autre constat encourageant : aucun effet secondaire n’a jusqu’alors été détecté. L’apeline a en effet pour particularité d’utiliser la capacité du corps à brûler de l’énergie par le muscle et non pas d’utiliser de substrats énergétiques par le foie.

D’autres essais cliniques sont en cours auprès de neuf patients diabétiques avec des résultats attendus pour la fin de l’année. Une apeline de synthèse sera par ailleurs bientôt mise au point par les industriels pharmaceutiques.