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10/04/2017

Le cœur

Au repos, le cœur bat environ 70 fois par minute, mais lors d’un exercice, le rythme cardiaque peut s’élever considérablement. Cette étonnante magique biologique propulse le sang dans tout le corps. Chaque cellule reçoit ainsi les éléments essentiels nécessaires à sa survie et peut se débarrasser des déchets qu’elle produit.

Lorsqu’on observe le cœur, on remarque une grosse masse charnue qui regroupe en fait les deux ventricules : le ventricule droit, ainsi que le ventricule gauche constituent les véritables pompes du cœur. L’extrémité de cette masse qui pointe vers le côté gauche du corps se nomme apex.

Au-dessus des ventricules, on peut voir l’oreillette droite et l’oreillette gauche. Les oreillettes reçoivent le sang provenant des organes. Plusieurs gros vaisseaux sont attachés au cœur. Tout d’abord, le tronc pulmonaire se divise en deux artères, l’artère pulmonaire droite et l’artère pulmonaire gauche qui se chargent d’amener le sang d’ici aux poumons.

Autre gros vaisseau : l’aorte. L’aorte présente une partie recourbée nommée « crosse de l’aorte ». Des ramifications partent de celle-ci pour conduire le sang aux organes supérieurs. L’aorte se prolonge à l’arrière du cœur pour se diriger vers le bas du corps et alimenter les organes inférieurs. L’aorte et le tronc pulmonaire conduisent le sang vers les organes.

Après son passage dans l’appareil respiratoire, le sang retourne au cœur en empruntant les veines pulmonaires qui débouchent dans l’oreillette gauche. Quant au sang provenant des autres organes, il revient au cœur par le bais des veines caves.

La veine cave supérieure draine les organes situés au-dessus du diaphragme tandis que la veine cave inférieure draine les organes situés sous le diaphragme.

Les deux veines caves se déversent dans l’oreillette droite. Le cœur possède également ses propres vaisseaux sanguins qui alimentent ses parois.

Sur la face antérieure, on aperçoit le rameau ventriculaire intérieur et les artères coronaires droite et gauche. Sur la face postérieure, le sinus coronaire recueille le sang provenant de la grande veine du cœur et de la veine moyenne du cœur. Tout comme les veines caves, le sinus coronaire déverse son contenu dans l’oreillette droite.   

07/04/2017

L'occlusion intestinale

L’occlusion intestinale comme son nom l’indique c’est l’interruption partielle ou totale du transit intestinal. Elle touche environ 40 personnes sur 100 000 par an, principalement des personnes âgées. Pour comprendre le mécanisme d’apparition de cette affection, on va faire un rappel sur le système digestif.

Quand on mange, les aliments vont d’abord arriver dans notre estomac où ils sont en partis digérés. L’estomac se prolonge par l’intestin grêle qui fait environ 6 mètres de long ; ici on va absorber tous les nutriments indispensables à notre vie et ensuite bien sûr ça passe par le colon qui mesure à peu près 1m60 et tout au long de ce circuit les aliments sont digérés sauf quand il y a des problèmes.

A ce moment-là, il y a arrêt des aliments et c’est ce qu’on appelle une occlusion intestinale.

3 mécanismes peuvent conduire à une occlusion intestinale. Le premier c’est la paralysie de l’intestin à cause d’une infection comme par exemple une appendicite un peu compliquée ou alors une péritonite c’est-à-dire une inflammation du péritoine, c’est la paroi qui enveloppe l’intestin et les mouvements automatiques de ce dernier s’arrêtent et les aliments ne peuvent plus avancer. Le second mécanisme c’est tout simplement l’obstruction : un obstacle bloque les aliments sur le trajet, comme une tumeur par exemple qui viendrait bloquer le passage du côlon.        

Il y a d’autres mécanismes qui peuvent intervenir dans une occlusion, il y a par exemple la torsion de l’intestin. Vous savez que l’intestin n’arrête pas de bouger dans l’organisme, c’est ce qui permet aux aliments et aux selles d’avancer. Parfois, il va se tordre sur lui-même, il est bien évident que quand il se tord un petit peu trop, les aliments ou les selles ne peuvent plus passer, c’est une occlusion. On a un autre phénomène qui peut se passer, c’est une hernie. Sur le ventre, l’abdomen, on a des muscles et parfois il y a un trou, une insuffisance, une faiblesse dans ces muscles.

Il suffit qu’en bougeant l’intestin passe par cette hernie, les aliments vont arriver dans un sens, ne pourront pas repartir et là ça forme une occlusion. C’est exactement le même principe qui se passe quand il y a une bride. A chaque fois qu’on va opérer dans l’abdomen, il se forme une sorte de cicatrice, c’est une bride. Il suffit qu’un petit morceau d’intestin passe pour que ça se bouche et c’est de loin la forme d’occlusion la plus fréquente, c’est même un véritable enjeu de santé publique parce que chaque personne opérée du ventre peut faire un jour ou l’autre une occlusion sur cette bride.

Il faut savoir que l’occlusion intestinale est une véritable urgence médicale qui nécessite une hospitalisation extrêmement rapide et parfois la seule solution pour lever l’occlusion, c’est d’opérer.

Source :

Manuel Hattinguais

30/03/2017

Les perturbateurs endocriniens

 

Le docteur Manuel Hattinguais vous invite aujourd’hui à en apprendre plus sur les perturbateurs endocriniens, les risques qu’ils présentent et pourquoi ils sont aujourd’hui une préoccupation sanitaire majeure.

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Définition

On appelle perturbateur endocrinien un agent chimique pouvant interférer dans le système hormonal d’un organisme. Il convient de rappeler qu’une hormone est une molécule messagère créée par le sang via des glandes spécialisées et permettant de réguler l’action de certains organes ou tissus.

Ainsi, de très nombreux comportements de notre corps sont régulés via les hormones : croissance, satiété, sommeil, libido, rythme cardiaque, niveau d’insuline etc.

D’un point de vue biologique, les PE interviennent soit en limitant l’action d’une hormone naturelle, soit en se fixant sur les récepteurs de ces hormones naturelles, soit en entravant les processus de production ou de régulation des hormones ou récepteurs.

Où trouve-t-on des perturbateurs endocriniens ?

On trouve d’une part des substances perturbatrices volontaires telles que dans la pilule contraceptive. D’autre part, il existe des perturbateurs endocriniens dans d’autres substances dont l’action est involontaire, telles que le Bisphénol A présent dans beaucoup de produits de la vie courante (tickets thermiques, revêtements des boîtes de conserve). Autre exemple : les pesticides. En effet, certains d’entre eux contiennent ces perturbateurs, un sujet sanitaire qui ne cesse de faire polémique

Les matières imperméabilisantes sont elles aussi détentrices de perturbateurs endocriniens comme dans les textiles antitaches ainsi que certains emballages alimentaires à travers ce que l’on appelle « composés polybromés »

Enfin, certaines plantes génèrent à petite dose ces perturbateurs tels que le germe de luzerne, soja ou froment.

En bref, si l’eau et l’alimentation sont les deux sources d’exposition majeures, elles ne sont pas les seules car médicaments, produits de la vie courante ou cosmétiques peuvent également en détenir.

Un enjeu sanitaire majeur

Là où ces perturbateurs deviennent un enjeu sanitaire majeur, c’est que même à faible dose, ils peuvent endommager durablement différentes actions de l’organisme. Il faut également savoir, comme le rappelle Manuel Hattinguais, que nous sommes plus vulnérables à ces perturbateurs en période de développement biologique comme durant la puberté ou la gestation. Autre constat : les effets des perturbateurs endocriniens sont génétiquement transmissibles. Ainsi, une génération exposée à ces perturbateurs risquera d’engendrer une autre génération souffrant de maladies liées au système hormonal (exemple : problèmes de thyroïde)