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01/02/2017

La maladie de Parkinson

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La maladie de Parkinson a été décrite officiellement en 1817 par James Parkinson qui était un médecin londonien et qui a décrit d’ailleurs quasiment l’ensemble des signes de la maladie dès la première description. Mais il faut savoir qu’il y avait des descriptions de la maladie qui remontent à l’Antiquité donc on pense qu’elle est en effet présente depuis très longtemps. La maladie est, au même titre que la maladie d’Alzheimer une maladie neurodégénérative, mais dont les symptômes sont très différents.

Si l’on prend les caractéristiques classiques de la maladie de Parkinson, on considère et à juste titre que c’est une maladie du mouvement et celle-ci est caractérisée par une triade, par trois signes :

-le tremblement qui est le signe le plus connu mais qui n’est peut-être pas le plus gênant, le plus invalidant pour les patients

-une difficulté à effectuer des gestes alternatifs rapides, par exemple une difficulté à se brosser les dents, à battre une omelette…pour les gestes de la vie quotidienne

-une raideur musculaire que l’on appelle une hypertonie

On sait depuis relativement longtemps que l’ensemble de ces signes moteurs, cette triade est liée à une perte des neurones de la substance noire. Cette dernière est une toute petite structure qui d’ailleurs est difficilement visible sur certains examens radiologiques même sur les IRM on la voit mais elle n’est pas très grosse. Elle est située dans la partie haute du tronc cérébral que l’on appelle le mésencéphale. On l’appelle substance noire car elle contient des neurones qui sont mélanisés c’est-à-dire qui ont finalement un peu la même teinte que nos grains de beauté parce qu’ils contiennent de la dopamine. C’est la principale réserve à dopamine du système nerveux central.

On considère en effet que 90% des neurones à dopamine sont présents dans cette substance noire. Donc c’est très concentré, et le processus neurodégénératif dans la maladie de Parkinson touche préférentiellement cette substance noire. La perte en dopamine qui est engendrée est à l’origine des signes moteurs classiques de la maladie.

Il y a un deuxième aspect de la maladie que l’on peut aussi retrouver c’est qu’il y a ce qu’on appelle une petite marque de fabrique, un petit tampon qui est la présence de petites inclusions que l’on appelle inclusion intra neuronales au sein des neurones et qui portent un nom, qui s’appellent les corps de Lewy.

Pour porter un diagnostic des maladies de Parkinson, chez un patient décédé , sur une autopsie, il faut qu’il y ait non seulement la perte des neurones de la substance noire donc la perte des neurones à dopamine mais aussi la présence de ces petites inclusions que l’on appelle les corps de Lewy qui sont présentes dans les neurones survivants.

C’est la caractéristique classique de la maladie de Parkinson : cette perte des neurones à dopamine explique qu’un traitement classique par lévodopa corrige une grande partie des symptômes de la maladie de Parkinson. Encore une fois, cela est la vue traditionnelle et qui était communément acquise, acceptée il y a 20 ou 30 ans.  Les choses ont un tout petit peu changé, ces dernières années. On pense que la maladie est quand même plus complexe qu’une simple maladie du mouvement de la substance noire. Ce qui a été bien montré ces 20 dernières années, c’est que d’autres structures neuronales étaient touchées que la substance noire, dans le cerveau, mais aussi en dehors du cerveau dans ce que l’on appelle le système nerveux périphérique. Pour citer quelques exemples, on sait très bien que les voies olfactives sont touchées chez les patients Parkinsoniens et que d’autres petites structures dans le tronc cérébral qui sont importantes pour la statique et pour l’équilibre comme le noyau pédiculopontin sont affectées par la pathologie de Lewy. Il a été montré plus récemment que les systèmes nerveux périphériques, en particulier les neurones du tube digestif, certains neurones impliqués dans la sécrétion des glandes salivaires étaient eux aussi touchés chez la quasi-totalité des patients Parkinsoniens.

Cette atteinte générale de la maladie, qui va au-delà de la substance noire, est probablement à l’origine de certains signes cliniques de la maladie qui vont au-delà du mouvement et que l’on appelle signes non moteurs. Par exemple on pense que les lésions des voies olfactives sont responsables de la perte d’odorat qui est fréquemment retrouvée chez les patients Parkinsoniens quelque fois même avant l’apparition des signes moteurs. De la même façon, l’atteinte des neurones du tube digestif serait à l’origine des troubles digestifs qui sont fréquents et invalidants chez les patients Parkinsoniens et que l’on retrouve dans quasiment 60 ou 70% des cas.

Il y a cette vue maintenant de la maladie de Parkinson comme une maladie très générale et qui va encore une fois au-delà du simple côté mouvement avec une affection que l’on peut considérer comme étant générale ou systémique.

Source : thinkovery

05/01/2017

Une étude prouve que le régime méditerranéen permettrait de prévenir l’atrophie cérébrale

De nombreuses preuves démontrent les effets bénéfiques sur la santé d’un régime Méditéranéen. De nouvelles recherches suggèrent notamment que ce mode d’alimentation aiderait à préserver le volume cérébral auprès des personnes âgées.

Une nouvelle étude démontre qu’un régime Méditerranéen pourrait protéger le cerveau de certains dommages notamment parmi les personnes âgées.

De plus en plus d’études s’entendent à dire que les aliments de ce régime, qu’ils soient consommés de manière individuelle ou ensemble, peuvent exercer un effet bénéfique sur de nombreux aspects de la santé humaine, rappelle le docteur Manuel Hattinguais.

Le régime Méditerranéen « traditionnel » se compose de nombreux fruits et légumes, de céréales complètes, d’huile d’olive et d’une quantité modérée de poissons, produits laitiers et vin. La viande rouge y est également consommée mais de façon modérée également. Tous ces aliments, et leur quantité, sont connus pour améliorer l’état du système cardio-vasculaire.

Des recherches obtenues à l’issue d’étude de cas ont ainsi montré que ce régime tendait à réduire le risque de diabète 2 et d’obésité, favoriser la perte de poids et contribuer à prévenir les maladies cardiovasculaires.

D’autres études ont suggéré que ce mode alimentaire aidait à garder une santé aussi bien physique que mentale chez les séniors et pouvait réduire le risque de mort prématurée.

Une nouvelle recherche publiée dans le magazine Neurology se penche en particulier sur les bénéfices du régime Méditerranéen sur la santé cérébrale des personnes âgées.

 

Etude du lien entre mode d’alimentation et volume cérébral des personnes âgées

Des chercheurs de l’Université d’Édimbourg en Écosse ont étudié les effets du régime Méditerranéen sur la taille totale du cerveau, le volume de matière grise et l’épaisseur du cortex.

L’auteur de l’étude explique qu’avec l’âge, le cerveau humain rétrécit et de plus en plus de cellules meurent. Ces deux phénomènes peuvent entraîner des troubles de l’apprentissage et de la mémoire.

L’étude a suivi pendant 3 ans 967 individus âgés entre 73 et 76 ans, résidant en Écosse et non atteints de problèmes de démence.

On a demandé aux 967 participants de remplir des questionnaires sur l’alimentation à l’âge de 70 ans soit 3 ans avant de prélever des informations sur leur volume cérébral.

Puis, 562 de ces individus ont subi une IRM à l’âge de 73 ans, afin de mesurer le volume total de leur cerveau, le volume de leur matière grise et l’épaisseur de leur cortex. Parmi ceux-ci, 401 individus ont subi un deuxième examen à l’âge de 76 ans.

Les habitudes alimentaires des individus ont été calculées via un questionnaire sur leur mode alimentaire usuel. Les données collectées sur leur cerveau ont été comparées avec leur adoption -ou non- du régime alimentaire Méditerranéen durant les 3 ans de l’étude.

Le régime Méditerranéen en lien direct avec 0,5 % du changement du volume cérébral total

Les scientifiques ont établi un lien entre adoption du régime Méditerranéen et volume cérébral,

Les participants qui n’ont pas suivi le régime de manière régulière sont plus susceptibles de développer une atrophie du cerveau après l’intervalle de 3 ans.

Plus exactement, le fait de peu suivre ce mode alimentaire mènerait à une réduction totale de 0,5 % du volume total du cerveau, contrairement à ceux ayant suivi le régime correctement.

Une baisse de 0,5 % du volume cérébral représente la moitié de ce qui est considéré comme la réduction normale du cerveau due à la prise d’âge.

Les chercheurs ont ajusté leurs recherches avec des variables pouvant influencer les changements de volume du cerveau comme l’âge, l’éducation et les conditions de santé comme le diabète ou l’hypertension.

L’étude n’a trouvé aucun lien de cause à effet entre le régime et le volume de matière grise ou l’épaisseur du cortex.

Contrairement à des études antérieures, cette recherche n’a trouvé aucun lien entre la consommation de viande et de poisson et les changements du volume du cerveau. Ce qui signifie que d’autres composantes individuelles du régime pourraient être responsables de ce lien.

 

Cette étude a par ailleurs, contrairement à ses prédécesseurs mesuré le cerveau sur plusieurs périodes, là où les anciennes ne mesuraient le cerveau qu’à un moment donné.

 

Source en anglais sur medicalnewstoday

Manuel Hattinguais

22/12/2016

E-santé et autodiagnostic

En quelques minutes seulement, vous pouvez connaître de nombreuses informations sur votre santé, grâce aux auto-kits et autres applications de santé connectée.

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S’il y a quelques années, seuls les tests de grossesse faisaient parties des rares « autodiagnostics » disponibles en pharmacie, il en est tout autre aujourd’hui. Certains tests jadis pratiquement exclusivement exécutés par des spécialistes (docteurs, laboratoires, établissements de santé etc.) sont aujourd’hui réalisables par le patient lui-même. Une simple visite en pharmacie, et vous voilà sorti avec vos carences, votre taux de cholestérol… ou via une application de santé connectée sur le téléphone.

Dispositifs d’autodiagnostic

L’autodiagnostic a donc le vent en poupe et permet de connaître de nombreuses infos sur sa santé aussi bien en termes alimentaires (carences en fer, intolérance au gluten etc.) qu’au niveau pandémique. Pensons notamment à l’autotest BioSURE HIV Self Test qui permet d’identifier en un quart d’heure seulement l’infection par le VIH. Un prototype de clé USB est d’ailleurs en train d’être mis au point pour permettre la même chose à partir d’une seule goutte de sang, et à une fiabilité de plus de 95%. Ce projet a pour ambition de s’étendre aux pays en développement afin d’endiguer les pandémies de VIH.

 

Autre exemple : des kits de prélèvement fournis par une startup française, Kudzu Science, permettent de se renseigner sur bon nombre d’informations sur notre état de santé. En effet, à partir d’une mèche de cheveux seulement, on fait le test et on renvoie le tout à l’entreprise qui va alors procéder à des analyses. Ces dernières vont ensuite nous indiquer différentes données de santé comme l’exposition aux produits chimiques (pesticides, métaux lourds), la consommation d’alcool ou de tabac etc.

Applications de santé connectée

Ces dernières années, l’essor des smartphones, de l’intelligence artificielle et des réseaux sociaux a par ailleurs lancé la donne à une nouvelle tendance : celles des applis de santé connectée. Des dispositifs permettant de mesurer poids, alimentation, sommeil, température ou même vision et audition se démocratisent de plus en plus. Elles permettent un véritable suivi journalier de notre état de santé général.

A l’inverse de ce que nous avons vu précédemment, il ne s’agit pas là de dispositifs médicaux. Toutefois, les objets et applis de santé connectée peuvent participer au diagnostic d’un patient en recueillant de nombreuses informations directement auprès de lui et en temps réel. De quoi faciliter et compléter les analyses faîtes par docteurs, labos et autres établissements de santé

Source de l’article sur techniques-ingenieur.fr

Manuel Hattinguais