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25/04/2017

Qu’est-ce que le diabète ?

Le diabète est un trouble de l’assimilation, de l’utilisation et du stockage des sucres apportés par l’alimentation. Cela se traduit par un taux de glucose dans le sang ou encore appelé glycémie élevée, on parle d’hyperglycémie.

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Quand on mange, que se passe-t-il ?

Les aliments sont composés de lipides, protides et glucides. Ce sont eux qui fournisssent l’essentiel de l’énergie dont a besoin le corps pour fonctionner, qui passent dans l’intestin, puis rejoignent la circulation sanguine. Quand on mange, le taux de sucre dans le sang augmente. Les glucides sont alors transformés essentiellement en glucoses. Le pancréas détecte l’augmentation de la glycémie. Les cellules bêta de celui-ci, regroupées en amas appelées îlots de Langerhans secrètent de l’insuline. Celle-ci permet au glucose de pénétrer dans les cellules des muscles, des tissus adipeux, ainsi que dans le foie où il va pouvoir être transformé et stocké. Ainsi, la glycémie peut augmenter légèrement puis revenir à un taux normal et le glucose être converti en réserves et en énergie.

Chez les personnes atteintes de diabète, ce système ne fonctionne pas.

Comment sait-on qu’on a du diabète ?

Par un dosage de la glycémie pratiquée en laboratoire. Un diabète est avéré lorsque la glycémie à jeun est égale ou supérieure à 1,26 g/l de sang à deux reprises ou à n’importe quel moment de la journée égale ou supérieure à 2g/l.

Y a-t-il plusieurs types de diabètes ?

Oui, on distingue principalement deux types de diabètes : le diabète de type 1 qui touche 10% des diabétiques et le diabète de type 2 qui en touche 85%. Les autres types de diabète concernent les 5% restants.

Le diabète de type 1

Anciennement appelé « diabète insulino-dépendant » et habituellement découvert chez les personnes jeunes, enfants, adolescents ou jeunes adultes, les symptômes sont : soif intense, urines abondantes, amaigrissement rapide.

Quel est le processus ?

L’organisme ne reconnaît plus les cellules bêta du pancréas et les détruit. On dit que le diabète de type 1 est une maladie auto-immune. Le glucose ne pouvant entrer dans les cellules, il retourne dans le sang. La glycémie s’élève. On ignore pourquoi cette destruction des cellules se produit chez certains et pas chez d’autres. Il existe une prédisposition génétique mais les autres causes sont mal connues. L’environnement pourrait avoir également un rôle. Le corps ne fabriquant plus du tout d’insuline, l’unique traitement actuel est l’apport de celle-ci soit sous forme d’injection avec une seringue ou un stylo soit avec une pompe (appareil portable ou implantable) destiné à administrer l’insuline en continu.

Le diabète de type 2

Ce diabète apparaît généralement chez les personnes de plus de 40 ans. Cependant, les premiers cas d’adolescents et de jeunes adultes touchés apparaissent en France. Le surpoids, l’obésité et le manque d’activité physique en sont la cause chez les personnes génétiquement prédisposées. Sournois et indolore, le développement du diabète de type 2 peut passer longtemps inaperçu. On estime qu’il s’écoule en moyenne 5 à 10 ans entre l’apparition des premières hyperglycémies et le diagnostic.

Quel est le processus ?

Dans ce diabète appelé autrefois non insulino-dépendant, le processus est différent de celui du type 1. Deux anomalies sont responsables de l’hyperglycémie : soit le pancréas fabrique toujours de l’insuline, mais pas assez par rapport à la glycémie, c’est l’insulinopénie, soit l’insuline agit mal et on parle d’insulinorésistance. Elle ne peut plus réguler la glycémie et cette résistance épuise progressivement le pancréas qui finit par ne plus assurer une production suffisante.

Quelles sont les causes ?

Il n’existe pas une cause précise mais un ensemble de facteurs favorisant. Une origine génétique, des antécédents de diabète du même type sont souvent présents dans la famille, des facteurs environnementaux, une alimentation déséquilibrée, un manque d’activité physique responsable du surpoids.

Quel est le traitement ?

Il est traité dans un premier temps par des mesures hygiéno-diététiques, c’est-à-dire une alimentation équilibrée et de l’activité physique. Puis on a rapidement recours à des traitements antidiabétiques oraux ou injectables. Leur efficacité n’est optimale que s’ils sont associés à une alimentation équilibrée et à une activité physique régulière. Le diabète de type 2 est une maladie évolutive. Après l’augmentation progressive des antidiabétiques, des injections d’insuline seront proposées au patient lorsque la carence en insuline sera trop importante.
Des complications ?

Le but du traitement dans les deux diabètes est de normaliser la glycémie. Les hyperglycémies répétées et prolongées entraînent à long terme une altération des nerfs et des vaisseaux sanguins présents dans tout le corps. Ce sont les complications du diabète, qui peuvent se traduire par une cécité, des atteintes des pieds pouvant mener à des amputations, des infarctus, des AVC, des troubles de l’érection ou une insuffisance rénale.

Pour conclure

Malgré la recherche médicale qui avance tous les jours, le diabète reste une maladie qui se soigne très bien mais qui ne guérit pas. Il faut donc toute sa vie se surveiller, garder de bonnes habitudes alimentaires et une activité physique régulièrement et prendre ses médicaments. Un diabétique peut donc être un malade en bonne santé.

 Source : https://www.youtube.com/watch?v=lyVHPGYpDFI

 

10/04/2017

Le cœur

Au repos, le cœur bat environ 70 fois par minute, mais lors d’un exercice, le rythme cardiaque peut s’élever considérablement. Cette étonnante magique biologique propulse le sang dans tout le corps. Chaque cellule reçoit ainsi les éléments essentiels nécessaires à sa survie et peut se débarrasser des déchets qu’elle produit.

Lorsqu’on observe le cœur, on remarque une grosse masse charnue qui regroupe en fait les deux ventricules : le ventricule droit, ainsi que le ventricule gauche constituent les véritables pompes du cœur. L’extrémité de cette masse qui pointe vers le côté gauche du corps se nomme apex.

Au-dessus des ventricules, on peut voir l’oreillette droite et l’oreillette gauche. Les oreillettes reçoivent le sang provenant des organes. Plusieurs gros vaisseaux sont attachés au cœur. Tout d’abord, le tronc pulmonaire se divise en deux artères, l’artère pulmonaire droite et l’artère pulmonaire gauche qui se chargent d’amener le sang d’ici aux poumons.

Autre gros vaisseau : l’aorte. L’aorte présente une partie recourbée nommée « crosse de l’aorte ». Des ramifications partent de celle-ci pour conduire le sang aux organes supérieurs. L’aorte se prolonge à l’arrière du cœur pour se diriger vers le bas du corps et alimenter les organes inférieurs. L’aorte et le tronc pulmonaire conduisent le sang vers les organes.

Après son passage dans l’appareil respiratoire, le sang retourne au cœur en empruntant les veines pulmonaires qui débouchent dans l’oreillette gauche. Quant au sang provenant des autres organes, il revient au cœur par le bais des veines caves.

La veine cave supérieure draine les organes situés au-dessus du diaphragme tandis que la veine cave inférieure draine les organes situés sous le diaphragme.

Les deux veines caves se déversent dans l’oreillette droite. Le cœur possède également ses propres vaisseaux sanguins qui alimentent ses parois.

Sur la face antérieure, on aperçoit le rameau ventriculaire intérieur et les artères coronaires droite et gauche. Sur la face postérieure, le sinus coronaire recueille le sang provenant de la grande veine du cœur et de la veine moyenne du cœur. Tout comme les veines caves, le sinus coronaire déverse son contenu dans l’oreillette droite.   

07/04/2017

L'occlusion intestinale

L’occlusion intestinale comme son nom l’indique c’est l’interruption partielle ou totale du transit intestinal. Elle touche environ 40 personnes sur 100 000 par an, principalement des personnes âgées. Pour comprendre le mécanisme d’apparition de cette affection, on va faire un rappel sur le système digestif.

Quand on mange, les aliments vont d’abord arriver dans notre estomac où ils sont en partis digérés. L’estomac se prolonge par l’intestin grêle qui fait environ 6 mètres de long ; ici on va absorber tous les nutriments indispensables à notre vie et ensuite bien sûr ça passe par le colon qui mesure à peu près 1m60 et tout au long de ce circuit les aliments sont digérés sauf quand il y a des problèmes.

A ce moment-là, il y a arrêt des aliments et c’est ce qu’on appelle une occlusion intestinale.

3 mécanismes peuvent conduire à une occlusion intestinale. Le premier c’est la paralysie de l’intestin à cause d’une infection comme par exemple une appendicite un peu compliquée ou alors une péritonite c’est-à-dire une inflammation du péritoine, c’est la paroi qui enveloppe l’intestin et les mouvements automatiques de ce dernier s’arrêtent et les aliments ne peuvent plus avancer. Le second mécanisme c’est tout simplement l’obstruction : un obstacle bloque les aliments sur le trajet, comme une tumeur par exemple qui viendrait bloquer le passage du côlon.        

Il y a d’autres mécanismes qui peuvent intervenir dans une occlusion, il y a par exemple la torsion de l’intestin. Vous savez que l’intestin n’arrête pas de bouger dans l’organisme, c’est ce qui permet aux aliments et aux selles d’avancer. Parfois, il va se tordre sur lui-même, il est bien évident que quand il se tord un petit peu trop, les aliments ou les selles ne peuvent plus passer, c’est une occlusion. On a un autre phénomène qui peut se passer, c’est une hernie. Sur le ventre, l’abdomen, on a des muscles et parfois il y a un trou, une insuffisance, une faiblesse dans ces muscles.

Il suffit qu’en bougeant l’intestin passe par cette hernie, les aliments vont arriver dans un sens, ne pourront pas repartir et là ça forme une occlusion. C’est exactement le même principe qui se passe quand il y a une bride. A chaque fois qu’on va opérer dans l’abdomen, il se forme une sorte de cicatrice, c’est une bride. Il suffit qu’un petit morceau d’intestin passe pour que ça se bouche et c’est de loin la forme d’occlusion la plus fréquente, c’est même un véritable enjeu de santé publique parce que chaque personne opérée du ventre peut faire un jour ou l’autre une occlusion sur cette bride.

Il faut savoir que l’occlusion intestinale est une véritable urgence médicale qui nécessite une hospitalisation extrêmement rapide et parfois la seule solution pour lever l’occlusion, c’est d’opérer.

Source :

Manuel Hattinguais