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09/03/2017

Comprendre le sommeil

Insomnies, réveils nocturnes, prise de somnifères…les troubles du sommeil peuvent se révéler dangereux à long terme. Quand faut-il s’inquiéter ?

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Pour une bonne nuit, faut-il 8h de sommeil ?

Un bon sommeil se juge au résultat : se sentir reposé et en forme 30 minutes à 1 heure après le réveil. Chacun possède son propre quota, en partie génétiquement programmé. La quantité de sommeil nécessaire et l’horloge biologique sont donc personnelles.

A quoi sont dus les troubles du sommeil ?

On parle d’insomnie en cas de difficulté d’endormissement ou de réveils nocturnes plus de trois jours par semaine et qui dure depuis plus d’un mois. Premières causes : la dépression et l’anxiété. Mais de nombreuses pathologies perturbent le sommeil : douleurs, asthme, diabète, maladie de Parkinson ou d’Alzheimer, dérèglement de la thyroïde et des glandes surrénales… Une chambre trop chauffée, un écran de télé regardé trop longtemps le soir, ne facilitent pas non plus l’endormissement.

Face aux insomnies, les somnifères sont-ils incontournables ?

Si les somnifères aident à dédramatiser parfois une situation, ils peuvent s’avérer dangereux hors protocole médical strict. Leur prise doit être circonscrite. Ils doivent juste permettre de souffler entre deux mauvaises nuits ou passer un cap difficile. Et toujours s’accompagner d’une thérapie de gestion du sommeil.

Le manque de sommeil est-il dangereux ?

Le danger à long terme est d’accumuler une dette de sommeil. Une perte régulière d’une à deux heures de sommeil augmente les risques de diabète de type 2 et de maladies et accidents cardiovasculaires, affaiblit les défenses immunitaires et la résistance à la douleur, et favorise les troubles anxieux. Il faut alors consulter rapidement un médecin (comme le docteur Manuel Hattinguais), un spécialiste du sommeil, ou un psychiatre.

Les femmes sont-elles plus concernées ?

Elles sont plus nombreuses que les hommes à en souffrir du fait d’une sensibilité à l’anxiété plus importante, et de facteurs hormonaux perturbants. La ménopause, notamment, est une période critique, car les bouffées de chaleur font monter la température corporelle, alors que le sommeil nécessite son affaiblissement.

Le sommeil se modifie-t-il avec l’âge ?

Il survient plus tôt, se fragmente d’éveils plus longs et fréquents, se ponctue d’un réveil précoce et d’une tendance à faire la sieste. La durée moyenne de sommeil passe de 7h à 30-40 ans à 6h30 à 65-70 ans et 6h après 80 ans. De même, le sommeil profond, le plus récupérateur, ne représente que 10-15% du temps total, contre 35% à 40 ans.

Retranscription proposée par le docteur Manuel Hattinguais, source : Présence, magazine par la Croix-rouge française.

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