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30/01/2017

La santé connectée

Aujourd’hui Manuel Hattinguais va parler de ce qui pourrait bien révolutionner notre quotidien : les innovations dans le domaine de la santé et le développement de plus en plus marquant de l’e-santé.

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Qu’est exactement l’e-santé ?

L’e-santé c’est la santé connectée, c’est une mouvance très forte. L’idée c’est de permettre aux gens de se prendre en main grâce aux nouvelles technologies. Prise de médicaments, pratique d’un exercice physique, consommation d’une cigarette, problèmes de sommeil… des applications, des interfaces existent de plus en plus pour nous accompagner au quotidien comme le ferait un peu un coach.

Quel forme prend concrètement ce genre d’accompagnement de santé ?

Il y a différentes formes, c’est un secteur porteur avec en France près de 300 opérateurs privés, une dizaine dans le secteur public. Ça va des plus petits acteurs comme une start-up française Human Life et son application mobile pour vous coacher à arrêter de fumer aux plus gros acteurs, une multinationale comme Nike et son bracelet pour mesurer et calculer votre activité, encourager votre motivation. Il y a aussi cette entreprise française Withings qui s’impose avec des produits très innovants : son tensiomètre connecté pour mesurer sa tension artérielle. On le passe autour du bras, on le branche à son smartphone et on visualise instantanément sa tension, son rythme cardiaque, tout est enregistré. On a aussi ce produit phare, la balance connectée qui mesure l’évolution de son poids, de sa masse, de son rythme cardiaque…tout est compilé sur votre smartphone et une appli assure le suivi de votre poids par rapport à votre style de vie et vous conseille selon les normes de l’organisation mondiale de la santé. Ces référencements permettent de constituer une vraie base de données et peut-être dit-on à terme, ça pourrait remplacer le carnet de santé à l’ancienne.

Est-ce que cela va vraiment marcher ? N’est-ce pas là que de des gadgets ?

Cela reflète plus une mouvance de société parce que cela répond à de vrais enjeux de santé face au suivi des maladies, au vieillissement de la population, au besoin de bien-être chez les actifs, la gestion des addictions ou encore la pénurie localisée de médecins…Le chiffre global de l’e-santé était estimé l’an dernier à 2000 milliards d’euros et devrait progresser de 4 à 7% en moyenne par an d’ici l’horizon 2017.

 

Source : Europe 1

Retranscription proposée par M. Hattinguais

10/01/2017

Comment savoir si notre cœur va bien ?

Pour résoudre ça, deux éléments : le premier élément, s’évaluer soi-même. Profil de risques vasculaires comme l’on dit c’est-à-dire, est ce que dans la famille on a fait un infarctus à 50 ans ? Est-ce qu’on fume ? Est-ce qu’on est en hypertension ?

Un diabète, un cholestérol, de la sédentarité ? Tous ces éléments là permettent en gros d’évaluer le score qui va faire en gros que vous êtes plus à risque que votre voisin. Et puis deuxième élément, si vous avez plus de 40 ans pour l’homme, plus de 50 ans pour la femme, si vous avez un de ces facteurs de risque, et bien, évaluez par une consultation cardiologique auprès d’un docteur spécialisé et là on vous proposera éventuellement de faire une épreuve d’effort qui va mettre le cœur dans des bonnes conditions pour voir s’il y a une anomalie et puis éventuellement de faire un examen au niveau des artères pour voir si elles sont déjà encrassées. Ça cela permet de prévenir les choses. C’est pas du 100% mais à 80% ça marche.

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Si vous êtes sédentaire, si vous travaillez au bureau et bien il faut vous bouger, il faut vous lever, il faut faire de l’activité physique, sans faire du sport, de l’activité physique.

Mais à une certaine fréquence, une fois par semaine, ça ne suffit pas.

Alors ça ne suffit pas si l’on veut faire bien les choses, il y a des règles pour faire bien les choses, l’idéal c’est trois fois trente minutes par semaine, rappelle Manuel Hattinguais.

Mais encore une fois c’est pas forcément de mettre un beau jogging et d’aller courir, c’est de marcher, de marcher de façon active, pas d’une vitrine à l’autre mais de marcher de façon active. Il faut se bouger, il faut avoir un comportement alimentaire correct, ne pas trop saler. Le sel est un élément important parce qu’il cause des risques d’hypertension artérielle bien évidemment, de quantité, et puis d’équilibre. On dit un fruit un légume par jour c’est déjà 15% de moins de risques d’infarctus.

Source : BVMTV

Docteur Hattinguais

05/01/2017

Une étude prouve que le régime méditerranéen permettrait de prévenir l’atrophie cérébrale

De nombreuses preuves démontrent les effets bénéfiques sur la santé d’un régime Méditéranéen. De nouvelles recherches suggèrent notamment que ce mode d’alimentation aiderait à préserver le volume cérébral auprès des personnes âgées.

Une nouvelle étude démontre qu’un régime Méditerranéen pourrait protéger le cerveau de certains dommages notamment parmi les personnes âgées.

De plus en plus d’études s’entendent à dire que les aliments de ce régime, qu’ils soient consommés de manière individuelle ou ensemble, peuvent exercer un effet bénéfique sur de nombreux aspects de la santé humaine, rappelle le docteur Manuel Hattinguais.

Le régime Méditerranéen « traditionnel » se compose de nombreux fruits et légumes, de céréales complètes, d’huile d’olive et d’une quantité modérée de poissons, produits laitiers et vin. La viande rouge y est également consommée mais de façon modérée également. Tous ces aliments, et leur quantité, sont connus pour améliorer l’état du système cardio-vasculaire.

Des recherches obtenues à l’issue d’étude de cas ont ainsi montré que ce régime tendait à réduire le risque de diabète 2 et d’obésité, favoriser la perte de poids et contribuer à prévenir les maladies cardiovasculaires.

D’autres études ont suggéré que ce mode alimentaire aidait à garder une santé aussi bien physique que mentale chez les séniors et pouvait réduire le risque de mort prématurée.

Une nouvelle recherche publiée dans le magazine Neurology se penche en particulier sur les bénéfices du régime Méditerranéen sur la santé cérébrale des personnes âgées.

 

Etude du lien entre mode d’alimentation et volume cérébral des personnes âgées

Des chercheurs de l’Université d’Édimbourg en Écosse ont étudié les effets du régime Méditerranéen sur la taille totale du cerveau, le volume de matière grise et l’épaisseur du cortex.

L’auteur de l’étude explique qu’avec l’âge, le cerveau humain rétrécit et de plus en plus de cellules meurent. Ces deux phénomènes peuvent entraîner des troubles de l’apprentissage et de la mémoire.

L’étude a suivi pendant 3 ans 967 individus âgés entre 73 et 76 ans, résidant en Écosse et non atteints de problèmes de démence.

On a demandé aux 967 participants de remplir des questionnaires sur l’alimentation à l’âge de 70 ans soit 3 ans avant de prélever des informations sur leur volume cérébral.

Puis, 562 de ces individus ont subi une IRM à l’âge de 73 ans, afin de mesurer le volume total de leur cerveau, le volume de leur matière grise et l’épaisseur de leur cortex. Parmi ceux-ci, 401 individus ont subi un deuxième examen à l’âge de 76 ans.

Les habitudes alimentaires des individus ont été calculées via un questionnaire sur leur mode alimentaire usuel. Les données collectées sur leur cerveau ont été comparées avec leur adoption -ou non- du régime alimentaire Méditerranéen durant les 3 ans de l’étude.

Le régime Méditerranéen en lien direct avec 0,5 % du changement du volume cérébral total

Les scientifiques ont établi un lien entre adoption du régime Méditerranéen et volume cérébral,

Les participants qui n’ont pas suivi le régime de manière régulière sont plus susceptibles de développer une atrophie du cerveau après l’intervalle de 3 ans.

Plus exactement, le fait de peu suivre ce mode alimentaire mènerait à une réduction totale de 0,5 % du volume total du cerveau, contrairement à ceux ayant suivi le régime correctement.

Une baisse de 0,5 % du volume cérébral représente la moitié de ce qui est considéré comme la réduction normale du cerveau due à la prise d’âge.

Les chercheurs ont ajusté leurs recherches avec des variables pouvant influencer les changements de volume du cerveau comme l’âge, l’éducation et les conditions de santé comme le diabète ou l’hypertension.

L’étude n’a trouvé aucun lien de cause à effet entre le régime et le volume de matière grise ou l’épaisseur du cortex.

Contrairement à des études antérieures, cette recherche n’a trouvé aucun lien entre la consommation de viande et de poisson et les changements du volume du cerveau. Ce qui signifie que d’autres composantes individuelles du régime pourraient être responsables de ce lien.

 

Cette étude a par ailleurs, contrairement à ses prédécesseurs mesuré le cerveau sur plusieurs périodes, là où les anciennes ne mesuraient le cerveau qu’à un moment donné.

 

Source en anglais sur medicalnewstoday

Manuel Hattinguais