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26/12/2016

Sommeil : comprendre les rêves

Qu’est ce qu’un rêve ?

Un rêve est avant tout une forme de conscience qui est particulière qui est propre au sommeil et qui est générée par le cerveau sans influence externe puisque pendant le sommeil on est déconnecté du monde extérieur, rappelle le docteur Manuel Hattinguais.

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Qu’est ce qui se passe dans notre cerveau pendant que l’on rêve ?

Au cours du sommeil, on traverse différents stades. Typiquement au début du sommeil on est dans un sommeil léger qui devient de plus en plus profond avec le temps et quand on a du sommeil profond il y a beaucoup d’ondes lentes qu’on enregistre à la surface du cerveau et ensuite on a typiquement une courte phase de sommeil qu’on appelle sommeil paradoxal. Pourquoi ? Parce que l’activité cérébrale dans ce stade est très rapide comme dans l’éveil, et quand on a fait cette séquence, on parle d’un cycle du sommeil qui se répète 4 à 5 fois au cours d’une nuit.

Quand on réveille quelqu’un qui se trouve en sommeil profond, quand il y a beaucoup d’ondes lentes, typiquement cette personne ne va pas rapporter de rêve, va rapporter sortir un peu comme d’un coma ou d’une anesthésie générale. C’est typiquement là qu’on est inconscient par contre en sommeil rem, lorsque l’activité cérébrale est très rapide, on a des rêves. 80% des personnes rapportent des rêves qui sont généralement longs, qui ont une histoire et qui aussi très souvent bizarres.

A quoi servent ces rêves ?

On ne sait pas exactement. Pour l’instant il y a des théories et même des théories qui soutiennent que le rêve ne sert à rien, qu’il s’agit simplement d’un épiphénomène qui accompagne le sommeil paradoxal et qui résulte d’activations cérébrales presque aléatoires qui sont ensuite synthéthisées et interprétées par le rêveur. Après il y a des théories qui pensent que le rêve joue un rôle dans l’apprentissage. Quand on rêve on est souvent exposé à des situations dangereuses où on doit faire face à un danger. Quand on rêve, cela nous permet de nous entraîner à faire face à ces dangers de manière relativement sûre comme un peu dans une réalité virtuelle ou un jeu vidéo.

Est-ce qu’il y a encore d’autres théories à propos de l’utilité des rêves ?

Oui, alors de plus en plus de théories pensent que le rêve a un rôle dans la régulation des émotions et soutiennent notamment que grâce au rêve ou au sommeil paradoxal, on arrive mieux à se souvenir du contenu du rêve mais à le dissocier de la charge émotionnelle. Par exemple si on a eu un rêve ou vécu un événement très négatif avec beaucoup d’angoisse et de stress associé, après avoir rêvé on se rappellera de cet événement, donc du contenu de cet évènement mais on ressentira pas exactement la même émotion, le même degré d’émotion quand on se rappelle uniquement de cet événement.

Et puis il y a encore de la psychanalyse bien évidemment qui considère que le rêve est une manifestation de l’inconscient, inconscient qui influence nos actions, notre vie de tous les jours et grâce à l’étude du rêve on arrive à mieux s’approcher de l’inconscient et à parvenir à une meilleure connaissance de soi.

Source : http://www.rts.ch/decouverte/sante-et-medecine/corps-huma...

22/12/2016

E-santé et autodiagnostic

En quelques minutes seulement, vous pouvez connaître de nombreuses informations sur votre santé, grâce aux auto-kits et autres applications de santé connectée.

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S’il y a quelques années, seuls les tests de grossesse faisaient parties des rares « autodiagnostics » disponibles en pharmacie, il en est tout autre aujourd’hui. Certains tests jadis pratiquement exclusivement exécutés par des spécialistes (docteurs, laboratoires, établissements de santé etc.) sont aujourd’hui réalisables par le patient lui-même. Une simple visite en pharmacie, et vous voilà sorti avec vos carences, votre taux de cholestérol… ou via une application de santé connectée sur le téléphone.

Dispositifs d’autodiagnostic

L’autodiagnostic a donc le vent en poupe et permet de connaître de nombreuses infos sur sa santé aussi bien en termes alimentaires (carences en fer, intolérance au gluten etc.) qu’au niveau pandémique. Pensons notamment à l’autotest BioSURE HIV Self Test qui permet d’identifier en un quart d’heure seulement l’infection par le VIH. Un prototype de clé USB est d’ailleurs en train d’être mis au point pour permettre la même chose à partir d’une seule goutte de sang, et à une fiabilité de plus de 95%. Ce projet a pour ambition de s’étendre aux pays en développement afin d’endiguer les pandémies de VIH.

 

Autre exemple : des kits de prélèvement fournis par une startup française, Kudzu Science, permettent de se renseigner sur bon nombre d’informations sur notre état de santé. En effet, à partir d’une mèche de cheveux seulement, on fait le test et on renvoie le tout à l’entreprise qui va alors procéder à des analyses. Ces dernières vont ensuite nous indiquer différentes données de santé comme l’exposition aux produits chimiques (pesticides, métaux lourds), la consommation d’alcool ou de tabac etc.

Applications de santé connectée

Ces dernières années, l’essor des smartphones, de l’intelligence artificielle et des réseaux sociaux a par ailleurs lancé la donne à une nouvelle tendance : celles des applis de santé connectée. Des dispositifs permettant de mesurer poids, alimentation, sommeil, température ou même vision et audition se démocratisent de plus en plus. Elles permettent un véritable suivi journalier de notre état de santé général.

A l’inverse de ce que nous avons vu précédemment, il ne s’agit pas là de dispositifs médicaux. Toutefois, les objets et applis de santé connectée peuvent participer au diagnostic d’un patient en recueillant de nombreuses informations directement auprès de lui et en temps réel. De quoi faciliter et compléter les analyses faîtes par docteurs, labos et autres établissements de santé

Source de l’article sur techniques-ingenieur.fr

Manuel Hattinguais

15/12/2016

Des cellules souches pour un pancréas artificiel

Un partenariat pour lutter contre le diabète

A Strasbourg, la société de biotechnologies Defymed a pu bénéficier des cellules souches dans l’optique de les implanter et faire fonctionner dans un pancréas artificiel. S’il est mené à bien, ce projet représenterait une avancée considérable dans la lutte contre le diabète.

A l’issue du partenariat avec la société américaine Semma Therapeutics, Defymed a pu se procurer ces cellules souches. Cette société dispose déjà d’un pancréas artificiel du nom de Mailpan et les cellules souches comme celles fournies à Strasbourg vont permettre de tester ce pancréas pour mieux combattre le diabète insulinodépendant.

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Fonctionnement sur l’organisme

L’organe artificiel se présente sous la forme d’une poche en polymère qui sera implantée dans l’abdomen des individus souffrant de diabète grâce à une courte intervention chirurgicale. Cette poche contiendra les fameuses cellules souches sécrétant de l’insuline pour permettre aux patients de réguler de manière quasi naturelle leur taux de sucre dans le sang et leur évitant ainsi de devoir s’injecter eux-mêmes de l’insuline.

Afin d’écarter tout risque de rejet des cellules implantées, le pancréas artificiel est constitué d’une poche semi-perméable laissant passer les nutriments, le glucose, l’insuline et bien sur l’oxygène tout en restant perméable au système immunitaire.

Un essai clinique sur l’homme de ces cellules est prévu pour 2019 aux Etats-Unis seulement dans un premier temps. En effet, la réglementation sur les cellules souches est plus souple qu’en France, ce qui facilite l’accès aux essais cliniques dans le cadre de la recherche médicale.

Source sur le 20minutes

Manuel Hattinguais