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21/02/2017

La législation sur la fin de vie : chronique de Gérald Roux

La législation sur la fin de vie possède une base, la loi Leonetti qui date de 2005 mais elle pourrait évoluer plus ou moins nettement prochainement en raison d’une proposition de loi présentée par Jean Leonetti lui-même et par un autre parlementaire.

Alors déjà, que dit la loi Leonetti ? Cette loi votée à l’unanimité est importante car elle interdit l’acharnement thérapeutique dans le traitement des malades en fin de vie. La prolongation artificielle de la vie est proscrite même quand le patient n’est pas en état d’exprimer sa volonté. L’arrêt des traitements est autorisé quand ceux-ci sont jugés disproportionnés.

La décision d’arrêter le traitement est prise par les médecins de manière collégiale ; il faut tenir compte de l’avis du patient ou d’une personne de confiance désignée auparavant par le patient ou la famille. Il faut aussi tenir compte des volontés que le patient peut avoir donné avant de tomber dans un état où il ne peut plus rien exprimer. Ces volontés que toute personne peut écrire à l’avance s’appellent les directives anticipées.

Dans la loi Leonetti, il y a la possibilité d’abréger la vie dans certaines conditions, là c’est assez subtil : dans certains cas le médecin peut donner un traitement anti-douleur qui va donc soulager la souffrance mais qui peut avoir comme effet secondaire d’abréger la vie du patient en phase terminale. Dans ce cas, il faut informer le malade, la famille ou un proche.

Actuellement le parlement discute d’un pas supplémentaire vers une aide à mourir : c’est la proposition de loi portée par Jean Leonetti côté républicains et par un autre député socialiste. Un des points principaux de cette proposition, c’est la sédation profonde et continue jusqu’au décès donc au-delà de soulager la douleur il s’agit de plonger volontairement la personne dans un état d’endormissement qui peut précipiter la mort.

Mais le débat parlementaire n’est pas encore terminé, la proposition de loi a été votée par l’Assemblée au printemps 2015, vidée de sa substance par le Sénat juste avant l’été de la même année, adoptée en seconde lecture à l’Assemblée en octobre 2015.

La loi du 2 février 2016 accorde quant à elle de nouveaux droits pour les patients en fin de vie comme justement le droit à la sédation profonde et continue. Elle clarifie par ailleurs les conditions dans lesquelles l’arrêt des traitements pourra être réalisé sans toutefois autoriser l’euthanasie ou le suicide assisté.

En décembre dernier, une campagne d’information avait été menée avec pour objectif de mieux faire connaître ces dispositions aux professionnels de la santé et encourager le dialogue avec leurs patients. Lundi dernier (février 2017) soit un an après cette loi, une nouvelle campagne vise désormais le grand public. Un modèle type de directives anticipées a ainsi été proposé afin de permettre à chacun d’exprimer ses volontés au cas où il/elle deviendrait incapable d’en faire part à l’avenir.

La législation sur la fin de vie possède une base, la loi Leonetti qui date de 2005 mais elle pourrait évoluer plus ou moins nettement prochainement en raison d’une proposition de loi présentée par Jean Leonetti lui-même et par un autre parlementaire.

Alors déjà, que dit la loi Leonetti ? Cette loi votée à l’unanimité est importante car elle interdit l’acharnement thérapeutique dans le traitement des malades en fin de vie. La prolongation artificielle de la vie est proscrite même quand le patient n’est pas en état d’exprimer sa volonté. L’arrêt des traitements est autorisé quand ceux-ci sont jugés disproportionnés.

La décision d’arrêter le traitement est prise par les médecins de manière collégiale ; il faut tenir compte de l’avis du patient ou d’une personne de confiance désignée auparavant par le patient ou la famille. Il faut aussi tenir compte des volontés que le patient peut avoir donné avant de tomber dans un état où il ne peut plus rien exprimer. Ces volontés que toute personne peut écrire à l’avance s’appellent les directives anticipées.

Dans la loi Leonetti, il y a la possibilité d’abréger la vie dans certaines conditions, là c’est assez subtil : dans certains cas le médecin peut donner un traitement anti-douleur qui va donc soulager la souffrance mais qui peut avoir comme effet secondaire d’abréger la vie du patient en phase terminale. Dans ce cas, il faut informer le malade, la famille ou un proche.

Actuellement le parlement discute d’un pas supplémentaire vers une aide à mourir : c’est la proposition de loi portée par Jean Leonetti côté républicains et par un autre député socialiste. Un des points principaux de cette proposition, c’est la sédation profonde et continue jusqu’au décès donc au-delà de soulager la douleur il s’agit de plonger volontairement la personne dans un état d’endormissement qui peut précipiter la mort.

Mais le débat parlementaire n’est pas encore terminé, la proposition de loi a été votée par l’Assemblée au printemps 2015, vidée de sa substance par le Sénat juste avant l’été de la même année, adoptée en seconde lecture à l’Assemblée en octobre 2015.

La loi du 2 février 2016 accorde quant à elle de nouveaux droits pour les patients en fin de vie comme justement le droit à la sédation profonde et continue. Elle clarifie par ailleurs les conditions dans lesquelles l’arrêt des traitements pourra être réalisé sans toutefois autoriser l’euthanasie ou le suicide assisté.

En décembre dernier, une campagne d’information avait été menée avec pour objectif de mieux faire connaître ces dispositions aux professionnels de la santé et encourager le dialogue avec leurs patients. Lundi dernier (février 2017) soit un an après cette loi, une nouvelle campagne vise désormais le grand public. Un modèle type de directives anticipées a ainsi été proposé afin de permettre à chacun d’exprimer ses volontés au cas où il/elle deviendrait incapable d’en faire part à l’avenir.

10/02/2017

Pics de pollution, impacts sur la santé

L’absence de vent et le soleil empêchent la dispersion des particules fines, avec quelles conséquences pour la santé ?

Geyer : La qualité de l’air n’est pas seulement mauvaise, elle est carrément très médiocre. Mais qu’entend-on par une qualité de l’air médiocre, et bien nous allons en parler maintenant avec le docteur Pirson. On nous dit qu’il fait beau et que c’est mauvais de sortir, expliquez-nous pourquoi.

Docteur Pirson, pneumologue UCL : Alors il fait beau mais la qualité de l’air est effectivement médiocre

dans la mesure où l’air est chargé en petites particules qui sont extrêmement agressives pour les vo

ies respiratoires.

ob_dc23f8e3f6df769f10048403a6ebdd3b_voiture-pollution.jpg

Michel Geyer : Ces particules ne se dissipent pas à cause du manque de vent ? Dîtes nous tout de même qui doit se méfier particulièrement. Est-ce que tout le monde peut sortir ou certaines personnes doivent faire plus attention que d’autres à cause de ce pic de pollution?

Docteur Pirson : Certaines personnes doivent faire plus attention que d’autres en particulier les personnes souffrants de pathologies respiratoires donc essentiellement les asthmatiques, les patients qui souffrent de bronchites chroniques, les insuffisants respiratoires chroniques voire les petits enfants qui ont une fragilité bronchitique également.

Michel Geyer : Est-ce que si ces personnes doivent sortir, cela vaut la peine par exemple qu’elles mettent un masque ?

Docteur Pirson : Alors le problème c’est que les particules en cause sont extrêmement fines donc si vous mettez un masque performants, vous allez accentuer la gêne respiratoire par l’effet filtrant.

MG : Est-ce que des personnes qui se pensent en bonne santé pourraient découvrir qu’elles ont des problèmes respiratoires, est ce qu’on doit tous faire plus attention en fait ?

DP : On peut tous percevoir quelque chose d’anormal dans la mesure où on va se sentir un peu plus oppressé dans l’effort physique et en particulier les sportifs, ceux qui ont repris le jogging. Ils vont le percevoir dans leur effort plus intense, mais tout le monde peut le ressentir.

MG : Est-ce qu’il y a quelque chose que l’on doit faire immédiatement si on se sent oppressé comme vous le dîtes ?

DP : Alors si on se sent oppressé, la meilleure chose à faire c’est d’arrêter l’effort physique, de se reposer, de rentrer à la maison et de se tenir à carreaux pendant quelques jours. Il y a pas de mesures extrêmement urgentes qui vont soulager le patient.

MG : Et pour ceux qui roulent à vélo pour aller au travail, à l’école ou se déplacer ?

DP : Ils vont se sentir vraisemblablement plus oppressés que normalement parce qu’ils vont avoir les voies respiratoires plus enflammées mais ils produisent moins de particules diesels, ils se déplacent alors que les véhicules eux sont à l’arrêt. Donc probablement qu’ils auront un impact moindre. Ils peuvent prendre des voies alternatives qu’un véhicule motorisé ne sait pas nécessairement faire.

Source : vidéo Youtube pic de pollution Bruxelles